Le projet de barrage, bientôt enterré ?

10 novembre 2021
Actualités / Citoyenneté / Environnement

Plus de 400 personnes étaient présentes à la réunion publique de mardi 9 novembre proposée par la ville de Francheville concernant le projet de la construction d’un barrage sur Francheville qui menace de déforester plus de 4000 arbres, soit la moitié des arbres présents au Parc de la Tête d’or.

Retrouvez la réunion publique en vidéo (2 parties)

 

Michel Rantonnet, Maire de Francheville, a exposé les enjeux de ce projet, les menaces qui pèsent sur son territoire et qui vont à l’encontre des lois environnementales et de la COP26.

Jean-Charles Kohlhaas président du SAGYRC a quant à lui annoncé que « le projet du barrage est remis en cause et qu’il y a de fortes chances qu’il ne se fasse pas dans sa forme actuelle ».

Les aménagements de l’Yzeron

Le maire Michel Rantonnet l’a rappelé : un barrage sec n’est pas un barrage hydraulique. Ce projet de barrage de 195 m de long soit l’équivalent de 2 terrains de football a pour vocation de retenir le surplus d’eau de façon temporaire de la rivière Yzeron en cas de fortes intempéries. Le maire s’oppose à toute forme de barrage quel qu’il soit : « Un barrage quelle que soit sa hauteur, qui mesurerait dans tous les cas 195 m de long, aura la même emprise au sol, avec un chantier de 8 ha et sera tout aussi dévastateur pour l’environnement. Faut-il détruire plus de 4000 arbres et acheminer 100 000 tonnes ou 150 000 tonnes de cailloux ? ».

Alors pourquoi construire un barrage ? Pour se protéger d’une crue dite centennale, c’est-à-dire une chance sur cent que cette dernière se produise. La plus grande crue connue est celle de 2003, qualifiée de trentennale. Les aménagements réalisés depuis 10 ans nous protègent contre toutes les crues connues.

Des solutions alternatives

Comment renforcer la protection des riverains et de l’environnement après les aménagements déjà réalisés par le SAGYRC contre toutes les crues passées ? Le maire propose les champs d’expansion, bordés par des murets à l’exemple de la ville de Grenoble, qui a mis en place ce procédé pour se protéger d’une crue bi-centennale. L’Yzeron s’étalerait dans les champs d’expansion prévus, l’eau de la crue y serait stockée, le flot de la rivière ralentirait et le pic de crue serait retardé. Le maire demande que ce système soit expérimenté sur Francheville.  « Si chaque commune prend sa part à l’effort collectif, le SAGYRC améliore l’existant et nous avançons ensemble et non pas les uns contre les autres ».

Le 10 décembre 2021 marquera un choix important pour l’Yzeron et pour l’avenir d’une forêt urbaine. Le conseil syndical du SAGYRC présentera alors sa feuille de route.

Réunion Publique_