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Rénovation énergétique des bâtiments : Francheville, ville lauréate du SDIE !

20 octobre 2025
Actualités / Environnement / Équipements municipaux

L’appel à manifestation d’intérêt de l’ADEME

Aujourd’hui, chaque collectivité dispose d’un patrimoine immobilier affecté à des utilisations variées. Accumulé au fil des ans et des besoins, il est souvent mal connu. Une gestion patrimoniale rationalisée représente un gisement précieux d’amélioration des performances. C’est pourquoi l’Agence de la Transition Écologique (ADEME) et la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts) ont lancé en juin 2020 un appel à manifestation d’intérêt visant à identifier des collectivités locales de la région Auvergne-Rhône-Alpes souhaitant mettre en œuvre un « Schéma Directeur Immobilier et Énergétique » (SDIE). Les collectivités lauréates vont bénéficier, pendant 4 ans, de l’accompagnement managérial et technique du groupement ESPELIA/POUGET Consultants, cofinancé par l’ADEME et la Banque des Territoires.

Le schéma Directeur Immobilier et énergétique

Le schéma Directeur Immobilier et énergétique (SDIE) est un outil de gestion dynamique du patrimoine des collectivités visant à définir les orientations de la politique patrimoniale.

L’enjeu de ce SDIE est dans un premier temps de réaliser un inventaire exhaustif du patrimoine bâti de la ville avec tous les critères objectifs (ancienneté, vétusté, état réglementaire, surfaces de plancher, usage, dépenses, etc.). Ces derniers permettront de fixer des objectifs de performance et d’établir différents scenarii avec la possibilité de concrétiser, au final, le PPI (Plan Pluriannuel d’Investissements) de la ville.

La stratégie développée sera fondée sur la diagnostic suivant :

  • L’usage et l’occupation des bâtiments
  • La vétusté
  • Les coûts d’entretien et de maintenance
  • La valorisation des actifs immobiliers et du foncier
  • L’amélioration de la performance énergétique
  • Le retour sur investissement

Un autre élément est venu renforcer l’intérêt de cette démarche : se mettre en conformité avec le Décret Tertiaire, sur les sites concernés, avec des objectifs significatifs de baisse des dépenses énergétiques. Le Dispositif Eco Efficacité Tertiaire (DEET) également appelé « décret tertiaire », impose une réduction des consommations énergétiques progressive pour les bâtiments tertiaires. Cette nouvelle réglementation vise à économiser 60% d’énergie finale dans ces bâtiments à l’horizon 2050.

Le SDIE est un véritable outil de pilotage de notre patrimoine bâti

Grâce au SDIE, la ville pourra bénéficier d’un support méthodologique et d’un accompagnement dans la réalisation d’études ciblant les priorités d’intervention sur le patrimoine (conservation, rénovation, cession, démolition), ainsi que dans l’élaboration de programmes de travaux ambitieux, notamment énergétiques.

« Le SDIE est un véritable outil de pilotage de notre patrimoine bâti. Les équipes des Services Techniques ont réalisé un inventaire des 42 bâtiments municipaux en prenant en compte des critères comme l’ancienneté, l’état de vétusté, l’état réglementaire, les surfaces, les consommations énergétiques, les coûts liés au ménage, à la maintenance, aux assurances, aux usages etc., ce qui n’avait jamais été fait, savoir d’où l’on vient c’est bien la bonne démarche pour savoir où l’on va » ajoute Jean-Paul Vernat, adjoint délégué à la transition environnementale et au patrimoine.

Les aides de l’ANAH évoluent

L’Agence Nationale de l’Habitat, souvent désignée par le sigle ANAH, intervient partout en France pour soutenir les ménages qui souhaitent améliorer leur logement ou engager des travaux de rénovation. Son action vise à rendre les habitations plus confortables, plus sûres, plus saines et moins gourmandes en énergie grâce à plusieurs dispositifs d’aide financière. Elle accompagne aussi bien les propriétaires occupant leur résidence principale que les bailleurs qui acceptent de louer leur bien à un tarif maîtrisé. Ces mesures permettent d’améliorer les conditions de vie des occupants tout en contribuant à réduire la précarité énergétique.

Des dispositifs pour plusieurs publics

Les aides de l’ANAH s’adressent à différents bénéficiaires. Les propriétaires occupants peuvent obtenir un appui financier pour rénover leur résidence principale, renforcer le confort du logement ou diminuer leurs dépenses énergétiques, selon leurs ressources et les travaux envisagés. Les propriétaires bailleurs peuvent également être soutenus lorsqu’ils s’engagent à proposer leur logement à un loyer encadré. L’agence peut aussi accompagner les copropriétés fragilisées dans le financement de travaux collectifs, comme l’isolation, l’amélioration de la ventilation, le remplacement des fenêtres ou la rénovation d’équipements communs. Les collectivités locales participent également à cette dynamique en informant les habitants et en facilitant l’accès aux aides disponibles sur leur territoire.

Les étapes pour solliciter une aide

Pour demander une aide de l’ANAH, il faut généralement commencer par remplir un questionnaire permettant de préciser la situation du foyer, les caractéristiques du logement et les travaux prévus. Cette première étape aide à repérer les dispositifs les plus adaptés au projet. Le demandeur doit ensuite constituer un dossier avec les justificatifs nécessaires. Celui-ci est étudié afin de vérifier l’éligibilité du projet et d’estimer le montant de l’aide pouvant être accordée avant le lancement des travaux.

L’autoconsommation photovoltaïque

L’autoconsommation photovoltaïque permet à un foyer de produire une partie de son électricité grâce à des panneaux solaires installés sur une toiture, au sol ou sur un support adapté. L’électricité produite peut être utilisée directement dans le logement, ce qui aide à réduire les factures et à gagner en autonomie énergétique. Lorsque la production dépasse les besoins du foyer, le surplus peut parfois être injecté sur le réseau. Pour favoriser ce type d’installation, une prime à l’autoconsommation peut être accordée aux particuliers qui choisissent un équipement photovoltaïque avec vente du surplus. Son montant dépend notamment de la puissance installée et peut évoluer au fil du temps. Selon les communes ou les régions, des aides locales peuvent également compléter ce soutien afin de réduire le coût initial du projet.

Les solutions solaires clé en main attirent de nombreux particuliers, car elles réunissent plusieurs étapes, comme l’étude technique, le dimensionnement, la pose, la mise en service et une partie des démarches administratives. Il existe aussi des équipements de type panneau solaire plug and play, pensés pour produire simplement une partie de l’électricité consommée au quotidien. Pour les foyers qui recherchent une solution pratique et accessible, une station solaire française Sunethic peut constituer une option intéressante pour se lancer dans l’autoconsommation.

Se protéger des pratiques abusives

Les travaux de rénovation énergétique peuvent parfois attirer des démarcheurs peu scrupuleux. Il est donc recommandé de rester vigilant face aux appels, courriers ou visites promettant des aides immédiates ou incitant à signer un devis dans l’urgence. Les organismes publics ne sollicitent pas les particuliers de façon insistante pour imposer des travaux ou demander des informations personnelles. Avant de s’engager, il est préférable de vérifier les informations auprès de sources officielles, de comparer plusieurs propositions et de lire attentivement les conditions. Cette prudence permet de limiter les risques d’arnaque et de mener son projet de rénovation plus sereinement.