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Les chenilles processionnaires

3 mars 2022

La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon.

Groupées en colonies, les chenilles tissent un nid soyeux blanc où elles passeront l’hiver à l’abri du froid, situé dans les parties hautes des pins. A la fin de l’hiver, les chenilles quittent leur nid et descendent en procession s’enfouir dans le sol pour se transformer en chrysalides. C’est à ce stade qu’elles deviennent urticantes et provoquent des démangeaisons douloureuses.

Ces chenilles provoquent de redoutables dégâts sur les arbres, en les défoliant. Les aiguilles attaquées sont entièrement consommées ou se dessèchent. Les conifères ont alors une croissance ralentie et deviennent sensibles aux attaques d’autres ravageurs.

Risques pour la santé

Le contact avec les soies urticantes de ces chenilles entraîne chez les enfants et les animaux des atteintes cutanées (érythèmes, plaques rouges, etc…) et des muqueuses (particulièrement grave chez le chien). Les poils urticants provoquent en effet chez l’homme des allergies pulmonaires ainsi que des irritations de la peau et des yeux.

Ces manifestations peuvent se compliquer de réactions générales chez les individus allergiques aux piqûres d’insectes.

Un nid vide contient encore des millions de poils urticants et polluera l’environnement direct de l’arbre durant plusieurs années.

Réglementation

Par arrêté municipal, les propriétaires ou locataires sont tenus de supprimer mécaniquement, avant le 1er mars de chaque année, les cocons élaborés par les chenilles processionnaires du pin qui seront ensuite incinérés chaque année.

Un traitement annuel préventif à la formation de ces cocons devra être mis en œuvre sur les végétaux susceptibles d’être colonisés par les chenilles.

Comment lutter ?

La lutte contre la chenille processionnaire varie en fonction du calendrier.

Il est conseillé de faire appel à un prestataire spécialisé.

L’écopiège

Mis en place de décembre à avril, uniquement pour la chenille processionnaire du pin.

Il s’agit d’un dispositif ingénieux et simple installé directement sur le tronc de l’arbre infesté de nids.

Lorsque les chenilles quittent leur nid d’hiver et descendent du pin pour aller s’enterrer, elles sont canalisées dans la collerette de l’écopiège et tomberont dans le sac rempli de terre. Là, elles vont croire qu’elles sont arrivées sur le sol et s’enfouissent dans la terre avant de se transformer en nymphe. Fin juin, il suffit de décrocher le sac et de le jeter.

L’échenillage

Mis en place sur le pin de novembre à avril.

Il consiste à retirer les nids des arbres à l’aide d’une perche téléscopique (ou via une nacelle si la hauteur des pins est importante).

Il est indispensable de s’équiper d’une protection intégrale : combinaison, masque, lunette, gants.

Après une averse, couper le bout des branches touchées puis incinérer l’ensemble sans respirer les fumées.

Favoriser le développement des prédateurs naturels : les nichoirs à mésanges

La mésange, insensible aux poils urticants, est un prédateur naturel des chenilles processionnaires. En période de nidification, un couple de mésanges consomme jusqu’à 500 insectes par jour.

La méthode consiste à implanter des nichoirs à mésange près des arbres susceptibles d’être touchés par les chenilles processionnaires. Le nichoir doit être installé entre 2,5 à 3,5 m de haut sur le tronc, l’ouverture de 32 mm de diamètre doit être exposée au sud-est à l’abri des vents dominants.

Le piégeage des papillons : les pièges à phéromone

Mis en place sur le pin de fin juin à mi-septembre.

Cette méthode consiste à installer des pièges à phéromone sexuelle directement dans les arbres.

Le piège suspendu aux branches basses du pin diffuse l’odeur du papillon femelle (phéromone). Attirés par cette phéromone, les papillons mâles volent autour. Épuisés, ils finissent par tomber dans l’entonnoir où ils se retrouvent piégés et se noient dans le liquide versé au fond du seau.

La portée de la phéromone est de plusieurs dizaines de mètres.

L’avantage du piégeage est sa mise en place rapide et sans protection. Il est écologique et respectueux de l’environnement.

Une fois la période de vol terminée, les pièges seront retirés et gardés, après nettoyage, afin d’être utilisés l’année suivante.

La lutte biologique

Mis en place sur le pin de septembre à novembre.

On pulvérise sur les aiguilles des résineux ou sur les feuilles des chênes un bioinsecticide : le Bacillus thuringiensis.

La chenille est infectée lorsqu’elle dévore les parties de la plante arrosée par la bactérie. Le Bacillus entraîne la libération d’une substance toxique dans l’intestin des chenilles, qui meurent quelques jours plus tard.