Moustique tigre : ensemble, privons-le d’eau !

29 juillet 2021

L'implication de tous dans la lutte contre le moustique tigre est essentielle. C'est l'action de chacun qui permettra de réduire notablement la nuisance, par des réflexes simples et peu coûteux. Parlez-en à vos voisins !

Originaire d’Asie du Sud-Est, le moustique tigre (Aedes albopictus) a profité des bateaux et avions pour voyager. Il a ainsi débarqué dans le sud de la France au début des années 2000.

Il est désormais installé dans la moitié des départements français et continue sa progression rapide. Il est particulièrement présent dans la métropole lyonnaise, y compris à Francheville.

Sale bête !

Il est très nuisant. Il pique principalement le jour, en “rafale” : une seul insecte pique plusieurs fois d’affilée !

Il peut transmettre la dengue le chikungunya ou le Zika. S’il s’infecte en piquant une personne malade qui revient d’un voyage où ces maladies sont présentes, il peut ensuite contaminer des personnes saines en les piquant.

Peut-on l’éradiquer ?

Non ; il a trouvé dans notre pays des conditions favorables à son développement. On ne peut que veiller à limiter le plus possible la nuisance.

Une seule stratégie réellement efficace : le priver d’eau.

  • Videz une fois par semaine : coupelles sous les pots de fleurs, pieds de parasols, gamelles pour animaux, bâches recouvrant mobilier de jardin ou tas de bois.
  • Jetez ou rangez : brouette, jouets d’enfants, seaux et arrosoirs, déchets divers.
  • Couvrez hermétiquement les récupérateurs d’eau de pluie avec une toile anti-insectes.
  • Entretenez vos gouttières et chéneaux : les feuilles peuvent s’y accumuler et bloquer l’écoulement des eaux.

Que dit la réglementation ?

Le règlement sanitaire départemental stipule que les propriétaires privés doivent supprimer les contenants d’eau inutilisés, vider complètement et nettoyer au moins une fois par semaine tout récipient d’eau, rendre étanche toute citerne destinée à recueillir l’eau de pluie, nettoyer les chéneaux, etc.

Chacun chez soi a donc l’obligation d’éliminer les contenants d’eau ou d’empêcher leur accès aux moustiques adultes.

Que fait la ville ?

En partenariat avec l’établissement public Entente Interdépartementale de Démoustication (EID), la ville informe et sensibilise : articles, courriers de rappel à la réglementation, porte à porte par les agents de l’EID…

Vous subissez des nuisances excessives ? Contactez l’EID : les agents de l’EID viendront réaliser gratuitement un diagnostic à votre domicile.

La ville n’a en revanche aucune compétence en matière de démoustication curative.

Que fait l’État ?

Les autorités sanitaires (ARS : Agence Régionale de Santé), avec l’EID, suivent avec attention l’extension du moustique tigre, et surveillent les risques épidémiologiques. L’ARS peut préconiser un traitement insecticide contre les moustiques adultes dans un seul cas : lorsqu’une personne malade de la dengue, du chikungunya ou du Zika a fréquenté un quartier où sévit le moustique tigre. Cela afin d’éliminer les moustiques qui auraient pu piquer ce malade et d’éviter ainsi de déclencher une épidémie.

En dehors de cette situation particulière, un traitement insecticide contre les adultes est inutile : de nouvelles larves écloront 4 ou 5 jours après et la nuisance recommencera.